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Publié le févr. 26, 2022 dans Actualités, Conseils Santé

accident radioactif iode 131

Accident radioactif et iode

Docteur Paul Dupont ancien chef de clinique de nutrition

Conduite à tenir en cas d’accident radioactif avec risque de contamination par l’iode et le césium. 

Problème de l’iode radioactif

En cas de libération de nuage de poussières radioactives dans l’environnement, de  fuite radioactive dans une centrale nucléaire ou d’explosion d’un réacteur, le premier risque immédiat est lié à la fixation d’iode radioactif par la thyroïde. Ce qui est susceptible de déclencher a posteriori un cancer de la glande. Ce risque est d’autant plus grand qu’on est carencé en iode.

Ainsi, plus une personne est carencée en iode, plus la glande va se comporter comme une éponge pour tout l’iode qui entre en contact avec elle. Un nuage radioactif peut provoquer des précipitations qui contaminent l’eau et toute la chaîne alimentaire, et il y a alors risque de fixation du produit radioactif dans la thyroïde. De même le fait de respirer de l’air renfermant de l’iode radioactif peut suffire à contaminer la thyroïde.

L’iode radioactif  (iode 131) est un déchet radioactif, classé parmi ceux de courte durée de vie du fait de sa période radioactive de 8,02 jours (la quantité d’iode 131 est divisée par deux tous les 8 jours, et est ainsi rapidement éliminée). Mais la fission dans les réacteurs nucléaires en produit de grandes quantités qui peuvent être libérées dans l’environnement en cas d’accident. Du point de vue radiotoxicologique, l’iode 131 est un isotope à haut risque en raison de sa grande mobilité dans l’environnement, de sa forte assimilation dans l’organisme et de son accumulation dans la thyroïde.

Pour éviter cela, en cas d’accident radioactif, il faut que la glande soit saturée en iode, et donc qu’elle ait absorbé une quantité suffisante d’iode naturel empêchant la fixation de l’iode radioactif.

Référence : la radioactivité

La prévention se résume en 3 étapes

1 / Dans la période qui entoure le risque, il faut consommer de l’iode organique naturel à la dose quotidienne recommandée : par exemple prendre OEMINE IODE ALGUES (algues de Bretagne titrées en iode en poudre : Ulva, Ascophyllum nodosum, Chondrus crispus, Lithothamne), 2 gélules par jour pour couvrir les besoins journaliers en iode et éviter que la glande ne manque d’iode : cela équivaut à 150 μg d’iode élément (les signes de carence en iode sont la frilosité et la fatigue).

On adaptera la dose en fonction des besoins et de l’âge :

2 / Si l’on est informé qu’il y a un risque imminent de contamination radioactive, il faut doubler la dose apportée journalièrement en iode pour commencer à saturer la glande. Par exemple  OEMINE IODE ALGUES : 2 gélules matin et soir . cela équivaut à 300 μg d’iode élément. 

3 / S’il y a contamination, la recommandation officielle est de prendre une dose de 23 mg d’iode élément pour saturer la glande et éviter qu’elle ne fixe de l’iode radioactif.  Mais dans ce cas il vaut mieux privilégier un apport d’iode organique plutôt que de l’iodure de potassium de synthèse. Cette dose doit être absorbée 2 heures avant la contamination réelle.

Cependant, les autorités de certains pays mettent actuellement en balance le bénéfice-risque d’une telle supplémentation. D’autant plus que l’iodure de potassium qui est généralement conseillé est certainement dangereux pour la santé (voir ci-dessous).

Y a-t-il un risque à prendre de l’iodure de potassium ?

Lors d’un risque de contamination on va distribuer à la population des comprimés d’iodure de potassium de 30 mg (ce qui équivaut justement à un apport de 23 mg d’iode) en l’absence de carence en iode, et de tripler la dose en cas de carence soit 60 mg.

Or, l’iodure de potassium est un produit que l’on devrait considérer comme toxique pour la thyroïde. Ce n’est pas de l’iode organique comme celui des algues ou des fruits de mer. Et comme la glande n’est pas capable « d’organifier » l’iode sous forme iodure synthétique, celui-ci perturbe la synthèse des hormones. L’iodure de potassium, d’origine synthétique, apparaît dans des dizaines de publications internationales comme étant à l’origine de thyroïdites et peut-être du cancer de la glande.

Quel complément choisir pour apporter 23 mg d’iode en cas d’accident radioactif ?

Dans tous les cas, il semble donc préférable de compléter par de l’iode organique comme celui des algues plutôt que de l’iodure de potassium. Il faut aussi éviter les aliments susceptibles d’être contaminés, comme les laitages, les plantes à grandes feuilles telles les laitues ou les épinards, ou persistantes comme le thym, le romarin ; et cela dans les 15 jours qui suivent la contamination.

Exemple de supplémentation naturelle en cas de pollution environnementale avérée par de l’iode radioactif :

La dose officielle conseillée d’iode élément à absorber en cas de pollution par de l’iode radioactif dans l’environnement et de 23 mg. On peut alors conseiller la prise d’algues dont la dose d’iode est connue :

Exemple : pour un apport de 23 mg d’iode élément il suffit de prendre, pendant 1 jour si l’on n’est pas carencé en iode, et pendant 2 à 3 jours si l’on est carencé :6 grammes en moyenne de OEMINE KOMBU royal biologique (4 mg d’iode/g) 

ou bien

70 g de OEMINE DULCE ou de OEMINE WAKAM (0.3 mg d’iode/g)

ou

1 pot entier de 30 grammes d’OEMINE IODE ALGUE FORT (poudre d’algue kelp ascophyllum  0.6 mg d’iode/g) que l’on peut prendre dans un bouillon de légumes.

Ces doses sont à diviser par 3 pour un enfant avant six ans et par 2 pour un enfant entre six et douze ans.

note : comment calculer les équivalences :

Une même variété d’algue alimentaire selon sa provenance peut être plus ou moins riche en iode (voir sur l’étiquette) : ainsi le Kombu royal peut contenir entre 1000 et 5000 microgrammes d’iode élément (1 à 5 grammes). Et selon les cas il faudra donc entre 20 g ou 4 g de cette algue pour couvrir la dose de 20 mg (23 mg au maximum) d’iode à prendre en une seule fois en cas de risque de contamination par de l’iode radioactif.

Tableau d’équivalences donné à titre moyen indicatif

 

Problème du césium radioactif

Après le problème immédiat lié à l’iode, se pose celui du césium radioactif dont la durée de vie est plus longue. Celui-ci occasionne des perturbations de l’ADN, des lipides et du métabolisme de la vitamine D. En cas de contamination par le Cesium il faut être pourvu en antioxydants et en vitamine D naturelle.

Pour prévenir des effets de ces éléments radioactifs, on peut aussi proposer de prendre régulièrement en préventif divers antioxydants ; par exemple :
OEMINE KRILL NKO : 1 caps par jour une semaine sur 2 (semaine impaire)
OEMINE AC : 1 caps par jour une semaine sur 2 (semaine paire)
OEMINhttps://oemine-nature.com/fr/vitamines-origine-100-naturelle/181-oemine-e-3760099170066.htmlE E : 1 capsule par jour une semaine sur 2 (semaine paire)

Et des vitamines D pour prévenir également la carence secondaire post-irradiation. 

OEMINE D2 2000  1 gélule par jour une semaine sur 2 (semaine impaire)
OEMINE D3 https://oemine-nature.com/fr/sante-bien-etre/720-oemine-d3-1000-v%C3%A9g%C3%A9tale.html1000  1 spray par jour une semaine sur 2 (semaine paire)