Pages Menu
English
Français
Rss
Categories Menu

Publié le mars 13, 2024 dans Actualités

Comment suivre l’évolution de l’ostéoporose

L’Ostéoporose

Le tissu osseux est en perpétuel remodelage, mais à partir d’un certain âge on assiste à une accélération de la destruction de l’os et à une diminution de sa réparation : cela conduit à de l’ostéoporose.

l’ostéoporose est plus fréquente chez la femme du fait de la carence en œstrogènes. La chute des hormones augmente en effet la destruction osseuse qui débute dans les cinq ans qui précèdent la ménopause.

Pour visualiser le degré d’ostéoporose on recommande alors de faire une ostéo-densitométrie osseuse. Mais cela n’est qu’une image à un instant donné. Cet examen ne renseigne pas en fait sur l’évolution.

Importance du collagène osseux

Le tissu de soutien de l’os est constitué majoritairement de collagène de type 1. C’est ce type de collagène qui permet la fixation du calcium, tandis que sa synthèse et son maintien dépendent du silicium. Avec l’âge on assiste à une dégradation croissante du collagène. C’est ce qui génère le vieillissement de l’os et l’ostéoporose.

Afin de suivre l’évolution de l’ostéoporose et de vérifier l’efficacité d’un soin, on peut alors doser les marqueurs de la dégradation du collagène. Car ce dosage est le reflet de la fonte osseuse. Il s’agit des peptides (CTX et NTX) de dégradation du collagène osseux.

Mesurer les CTX et les NTX

Lorsque le collagène se dégrade, il libère l’extrémité de ses molécules nommées extrémités C- terminales et N-terminales d’où l’abréviation CTX (Crosslaps) et  NTX.

On peut doser les CTX dans le sang et les CTX – NTX dans l’urine. (Cet examen est remboursé par la sécurité sociale et devrait être réalisé tous les trois mois pendant les soins de l’ostéoporose).

Ces  dosages permettent de suivre l’évolution des soins de l’ostéoporose. En général c’est au bout de deux ans de supplémentation par la vitamine D, la vitamine K, le collagène et le silicium que l’on peut se faire une idée de l’efficacité des soins naturels de l’ostéoporose. On considère ainsi qu’une diminution de 35 % à 55 % des marqueurs CTX et NTX traduisent que l’os a récupéré 3% à 5 % de densité osseuse.

Évaluer le risque fracturaire

On considère actuellement que les CTX sont de meilleurs marqueurs et qu’une concentration des CTX au-dessus des valeurs préménopausiques prédit une augmentation du risque fracturaire (le risque de fractures vertébrales, non vertébrales et de la hanche est multiplié par 2)

Les valeurs normales sont les suivantes

CTX sanguin :

Chez l’homme
de 50 à 70 ans : 104 à 504 pg/mL
après 70 ans : 164 à 624 pg/mL

Chez la Femme
avant la ménopause 162 à 436 pg/mL
après la ménopause 330 à 782 pg/mL

NTx urinaires

– Femmes : 5-41 nmol/mmol de créatinine

– Hommes : 3-51 nmol/mmol de créatinine.

Cormier C, Souberbielle JC. Exploration biologique des ostéoporoses. Réalités en Rhumatologie. 2008 ;3:27-31.

Garnero P, Souberbielle JC. Les dosages biologiques dans l’ostéoporose. Cahier de formation Biologie médicale (Bioforma Ed) 2007;n°39:103-106.
https://www.academie-medecine.fr/les-methodes-de-mesure-de-la-densite-minerale-osseuse-dmo-et-des-marqueurs-du-remodelage-osseux-dans-le-depistage-de-losteoporose/

https://www.grio.org/documents/page240/avis-du-grio-240-1276076619.pdf

https://www.eurofins-biomnis.com/referentiel/liendoc/precis/TELOPEPTIDES_COLLAGENE_OSSEUX_TYPE_1.pdf