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Publié le oct. 15, 2015 dans Conseils Santé

TOXIQUE

cosmétiques dangereux

 

Il est très difficile de savoir si les ingrédients mentionnés dans la liste INCI des produits cosmétiques (liste des ingrédients définis selon leur terminologie biochimique) sont naturels ou synthétiques. Et si certains ne sont pas dangereux pour la santé. Les molécules dérivées de l’industrie du pétrole sont très nombreuses, et sont aujourd’hui malheureusement présentes dans la plupart des cosmétiques ; il serait illusoire de vouloir toutes les décrire et d’annoncer leurs effets dangereux. Je me contenterai ici de reprendre une liste non exhaustive des molécules les plus courantes à éviter, et qui sont connues ; celles-ci se retrouvent à la fois dans les crèmes, les gels douches, les shampoings, les produits couvrants, les fards et rouges à lèvres, les produits ménagers et même dans les dentifrices.

Huiles minérales (paraffine et vaseline : paraffinum liquidum, petrolatum, huile minérale, mineral oil) : ce sont tout simplement des hydrocarbures liquides obtenus à partir du pétrole. Elles bouchent les pores, ne sont pas compatibles avec notre épiderme, polluent l’environnement, peuvent provoquer à la longue des irritations et de l’eczéma. Le comble, c’est qu’elles sont présentes dans certaines crèmes hydratantes utilisées pour hydrater les peaux qui ont de l’eczéma, et qu’elles sont remboursées par la Sécurité Sociale ! Ces huiles pétrochimiques peuvent être dangereuses si elles sont absorbées. Il faut donc se méfier des rouges à lèvres qui en contiennent, ainsi que des crèmes pour le buste chez les mamans qui allaitent.

Isothiazolinone (méthylisothiazolinone, Méthylchloroisothiazolinone, Benzisothiazolinone, MIT, MI) : ce sont de puissants agents antibactériens utilisés comme conservateurs en remplacement des parabens. On les retrouve donc de plus en plus dans les shampoings, crèmes, savons, gels douches ; mais aussi dans les produits ménagers et même, ce qui est un comble, dans les lingettes nettoyantes pour bébé. Ce sont des produits biocides, source de nombreuses allergies, et en particulier d’eczémas de contact de plus en plus nombreux. Les conservateurs de ce groupe sont aussi présents dans les produits vaisselle, peintures, etc. Cette substance fait l’objet d’une alerte de la société française de dermatologie du fait : « d’une augmentation alarmante du pourcentage de patients sensibilisés, notamment à un conservateur, le MIT ». Voir les autres noms de ces produits :

Silicone (methicone, dimethicone, dimethiconol, cyclopentasiloxane, siloxane, phényldiméthylpolysioxane) : ils sont souvent dans les shampoings, les crèmes et les déodorants. Ils trompent l’utiliteur en donnant une impression de douceur sur la peau. Leur seul intérêt est d’éviter la déshydratation en formant un film obstructif – sauf qu’ils empêchent aussi la peau de respirer et bloquent sa fonction naturelle d’émonctoire. Sur le visage ils favorisent donc les points noirs.

Parabens (butylparaben, éthylparaben, methylparaben, propylparaben, parahydroxybenzoate de méthyle, 4-hydroxybenzoate de propyl, isopropylparaben) : ce sont des conservateurs utilisés dans la plupart des produits cosmétiques non bio. Le problème c’est qu’ils pénètrent rapidement dans l’organisme et qu’on pense qu’ils sont certainement cancérigènes. Des études sur des cellules in vitro ont montré par exemple qu’ils avaient des propriétés oestrogéniques pouvant expliquer l’augmentation de l’incidence des tumeurs cancéreuses du sein. On voir donc de plus en plus de produits marqués « sans paraben », mais cela ne signifie pas pour autant qu’ils sont dans danger car d’autre substances tout aussi dangereuses les remplacent.

Ethers de glycol (phénoxyéthanol, phénoxytol) : ils sont souvent utilisés en remplacement des parabens. En fait ils sont tout aussi dangereux, car considérés comme perturbateurs endocriniens. Ils constituent des sources d’allergies souvent difficiles à diagnostiquer, car lorsqu’ils sont présents dans un shampoing par exemple, les utilisateurs ne font pas le lien avec leurs démangeaisons sur le corps.

Filtres UV (benzophénone, benzyl salicylate, butyl methoxydibenzoylmethane, PABA, titanium dioxide, camphor benzalkonium methosulfate) : ils pénètrent la peau, passent dans le lait maternel, se concentrent au niveau du foie, perturbent les hormones. Et ils sont présents malheureusement l’été dans la mer à proximité des plages surpeuplées.

Triclosan (triclosan, éther de diphényle d’hydroxyle, trichloro, carbanilide) : il va être bientôt interdit dans les dentifrices où il était auparavant très présent. On le retrouve dans des crèmes, des mousses à raser, des déodorants. Il pénètre facilement l’épiderme, est susceptible de provoquer des troubles neurologiques, de la stérilité par perturbation ovarienne et des cancers.

TPHP (triphenyl phosphate): C’est un durcisseur présent récemment dans le vernis à ongle pour remplacer les phtalates, et qui aurait des propriétés perturbatrices endocriniennes : il affecterait la régulation des hormones, le métabolisme, la reproduction et le développement (Voir article plus complet).

PHMB (Chlorhydrate de polyhexaméthylène biguanide) : il fait partie des produits polluants toxiques et allergisants pour l’homme. C’est un désinfectant. Le PHMB est utilisé dans les lingettes, les démaquillants pour les yeux, les liquides désinfectant des lentilles de contact, pour désinfecter l’eau des piscines, la protection des fibres, du cuir, du caoutchouc. voir lien
Cette substance est considérée par l’Anses de comme très persistante et toxique,

Pour plus d’information :

article de Lee-Sandra Marie-Louise

http://madame.lefigaro.fr/beaute/shampooing-creme-savon-liste-noire-ingredients-nocifs-240414-851102

 

Cette liste n’est malheureusement pas exhaustive. Il y a aussi dans les cosmétiques de nombreuses autres molécules toxiques dérivées de l’industrie pétrochimique. Et on en trouve aussi dans les parfums.

Les parfums

A moins d’être naturels, les parfums dans leur ensemble sont à mon avis dangereux pour la santé. Appliqués sur la peau ou inhalés, ils vont pénétrer dans l’organisme, et peuvent perturber nos hormones et donner à la longue des maladies dégénératives ou peut-être même de l’hypertension.
Le problème c’est que l’on n’a pas fait d’études sur ces molécules pour garantir leur innocuité, et que personne ne se préoccupe de faire le lien entre une maladie et un parfum chimique.

Ils entraînent un phénomène problématique qui est l’alliesthésie : cela se caractérise par une baisse de la sensation de plaisir induite par une odeur, ce qui nécessite d’utiliser des doses croissantes. Ce phénomène est également induit par les parfums de synthèse ajoutés aux aliments ou aux cigarettes pour induire non seulement une dépendance, mais aussi pour que le consommateur augmente les doses.

Pour le parfum, plus on en met, moins on le sent, plus cela nécessite des doses croissantes. Ainsi, vous avez des personnes qui passent dans la rue et dont vous sentez le parfum longtemps après dans leur sillage.

Il serait temps que l’on s’en préoccupe, tout comme on se préoccupe aujourd’hui des particules de diesel.

Un exemple de produit dangereux : le musc synthétique.

Musc xylène, musc ambrette, musc cétone, musc mosken, muscs polycycliques : ces substances sont des perturbateurs endocriniens. Ils sont rapidement absorbés par la peau. Ils se concentrent dans le foie et les tissus graisseux, ainsi que dans le lait maternel. Un rapport de l’ANSM sur le musc xylène et le musc cétone mentionne qu’ils sont classés cancérogènes, et qu’ils persistent ensuite dans l’environnement où ils ne sont pas dégradés.

Il serait trop long d’énumérer ici tous les effets néfastes des parfums de synthèse sur la peau : on parle aujourd’hui d’allergie aux fragrances ! Et à la suite de leur utilisation prolongée, on peut devenir allergique aux molécules naturelles proches que l’on trouve dans la Nature, puis aux aliments ; et cela se traduit par de l’eczéma, des dermites, de l’urticaire.

Seul le label Bio peut garantir qu’il n’y a pas de molécules synthétiques dangereuses ; tout en sachant bien sûr que même le bio peut contenir des produits allergisants, quoique tout à fait naturels… Mais ils ne sont en aucun cas aussi néfastes pour la santé que les produits de l’industrie pétrochimique.

Article lié :

Comment reconnaitre un cosmétique vraiment Bio ?

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