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Publié le janv. 24, 2014 dans Maladies

metabo

Le syndrome métabolique

Le syndrome métabolique associe plusieurs désordres du métabolisme des réserves énergétiques de l’organisme. Ce n’est pas une maladie récente et certainement était-ce l’apanage à toutes les époques de ceux qui étaient suralimentés en graisse et en sucre. Autrement dit on imagine bien les rois de France atteint de ce problème qui touche aujourd’hui les pays industrialisés et qui se traduit par un surpoids, des désordres des graisses, de l’acide urique et des sucres. En somme tout ce qui encombre le foie et peut conduire, avec ou sans l’alcool, à une hépatite de surcharge voire même à la cirrhose, aux maladies cardiovasculaires et au diabète. Près d’un quart des jeunes et des adultes européens vont vers ce genre de problème si l’on ne s’en occupe pas. C’est déjà ce qui se passe pour près de la moitié des plus de 60 ans aux Etats Unis en raison de la malbouffe.

Ce syndrome associe une glycémie trop élevée (supérieur à 1,1 g par litre à jeun), une hypertriglycéridémie (supérieure à 1,7 g par litre), un excès de mauvais cholestérol (LDL supérieur à 1,6 g par litre) au dépend du bon (HDL inférieur à 0,50 g par litre), trop d’acide urique (supérieur à 70 mg par litre) ce qui conduit – on le sait aujourd’hui – a de l’hypertension. Parallèlement il y a de l’embonpoint avec une augmentation du diamètre de la sangle abdominale qui devient caractéristique au-delà de 80 cm pour les femmes et à 90 cm pour les hommes. Elle est constitué de « mauvais gras » dans lequel se perdent les hormones  notamment l’insuline d’où une résistance à l’insuline : cette hormone au lieu de jouer son rôle de contrôle de la glycémie fait entrer encore plus de gras et de sucre dans ces cellules graisseuses de stockage. Elle s’y noie ! et parallèlement la glycémie ne cesse de monter. Ce même gras se concentre dans le foie, provoque une hépatite de stase graisseuse qui conduit au foie gras (tout se passe comme pour les oies grasses que l’on gave).

La dernière conséquence est une inflammation des tissus artériels et du foie que l’on peut mesurer par la CRP, laquelle est aujourd’hui compté comme signe d’aggravation du syndrome métabolique au même titre que les TGP  (transaminases : reflet de la surcharge inflammatoire hépatique d’origine alimentaire)

Il est facile de connaitre la cause chez quelqu’un de sédentaire, stressé, bon vivant, d’autant qu’on décèle souvent une origine héréditaire ou un comportement alimentaire familial. Mais aujourd’hui ce syndrome est la conséquence des modes de vie des pays surdéveloppés : le fait de manger sur le pouce, des produits trop gras, des sauces et des sucreries, le manque de sommeil, les excès de table et le fait d’ajouter à cela un manque de fruits et de légumes, et un petit excès d’alcool et cela suffit à déclencher le syndrome. Le surpoids aggravant le problème car il déséquilibre les glandes endocrines (hypercorticisme d’entrainement = excès de sécrétions des surrénales.. excès d’œstrogènes des ovaires, d’insuline du pancréas, de somatomédines du foie .. etc)

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