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Publié le nov. 21, 2015 dans Actualités

POIS

Maigrir

Les hormones qui donnent faim et celles qui coupent l’appétit

La faim et la satiété sont des perceptions induites par des hormones. Trois de ces hormones ont été découvertes ces dernières années. Deux proviennent de l’estomac : la ghréline et l’obéstatine, et la troisième, le proglucagon, vient du pancréas.

La ghréline et l’obéstatine sont produites et sécrétées, par les cellules du fond de l’estomac. Elles sont codées par un même gène et sont antagonistes l’une de l’autre. L’obéstatine diminue la faim, tandis que la ghréline provoque l’appétit et accélère la digestion, tout en augmentant donc les nutriments absorbés et la faim. Elles agissent l’une et l’autre sur l’hypothalamus.
La ghréline stimule les centres nerveux profonds du cerveau liés au circuit de la récompense, provoquant un état de satisfaction et de compensation affective, comme cela se passe avec les drogues à l’origine de dépendance telles l’alcool et le sucre. Elle procure une satisfaction induite par le remplissage de l’estomac par la nourriture. Le fait de pouvoir la faire baisser va donc concourir à se désaccoutumer au besoin de « remplir son estomac ». Mais il semble que l’action de cette hormone ne s’arrête pas là et qu’elle intervienne aussi sur le stockage du gras. Elle augmente en effet la graisse dans les tissus adipeux. Lorsqu’on bloque totalement cette hormone par une molécule de synthèse chez des souris soumises à un régime hypergras, on obtient une meilleure tolérance au glucose et l’on ralentit la prise de poids des souris sans pour autant réduire leur prise alimentaire, ce qui suggère que cette molécule agit autant sur le stockage que sur l’appétit.
L’estomac sécrète ensuite l’obéstatine qui contrebalance l’action de la ghréline puisqu’elle réduit l’appétit et donc la prise de poids, tout en ralentissant la digestion.
Enfin une autre hormone directement liée au sucre, le proglucagon, est sécrétée à toutes les étapes de la digestion , à la fois depuis l’estomac, l’intestin et le pancréas. Cette hormone coupe l’appétit.

Chez les personnes qui mangent beaucoup et qui stockent, il y a donc un déséquilibre entre ces deux variétés d’hormones. C’est d’ailleurs l’élévation de l’hormone de la faim qui va faire le plus souvent échouer la persistance du régime ; surtout, et c’est ce qui est le plus ennuyeux, cette augmentation de la ghréline va persister pendant de très nombreuses semaines (pendant près d’un an après la fin du régime !!).
Pour maigrir il faut donc non seulement réduire les apports, mais surtout rétablir l’équilibre de la satiété. Or il existe des moyens d’agir sur les hormones de l’appétit.

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