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Vitamine K, ostéoporose et protection cardiovasculaire

De nombreuses études récentes on permis de découvrir les nombreux effets bénéfiques de la vitamine K.
Comme la vitamine D, elle aurait une action  général sur le corps humain.
Les différentes vitamines K

Il en existe 2  formes naturelles et un forme synthétique  :
La vitamine K1 (phylloquinone) est celle que l’on retrouve dans les végétaux.

La vitamine K2 (ménaquinone) est celle fabriquée par des bacilles (flore intestinale ou produits fermentés).

La vitamine K3 (ménadione) est la forme synthétique aujourd’hui fortement suspectée de toxicité hépatique dans certains pays.

Le rôle de la vitamine K

Historiquement, la vitamine K a été dabord essentiellement considérée comme une simple vitamine protectrice de la contre les saignements, un facteur de coagulation.

On considère aujourd’hui que c’est surtout la K1 qui a cet effet, tandis que la K2 interviendrait surtout sur la protection cardiovasculaire et contre l’ostéoporose ;

Divers travaux récents ont ainsi démontré l’action de la vitamine K2 sur l’os, les

artères, la lymphe et le foie.

Ostéoporose : Une étude récente menée chez des personnes de plus de 60 ans, notamment chez des femmes après la ménopause a révélé un lien entre la

carence en vitamine K, la réduction de la densité osseuse et l’augmentation

du risque de fractures. La vitamine K n’agit pas de la même manière que la vitamine D. Elle est complémentaire. Le fait d’associer la vitamine K à la vitamine D et au calcium permet une meilleure récupération de la densité osseuse et

ralentit la fonte osseuse. La déminéralisation osseuse est moins marquée chez les personnes qui ont un taux suffisant de vitamine K. il est évident qu’une bon apport de vitamine K est indispensable en complément de la vitamine D chez les patients qui souffrent d’ostéoporose.

Protection cardiovasculaire : D’autres recherches montrent qu’au lieu d’agresser les artères, la vitamine K les protège vraiment. Il existe aujourd’hui un lien avéré entre la déficience en vitamine K, le risque de calcification artérielle et la probabilité de voir se développer tôt une distension artérielle. La vitamine K ralentit non seulement le processus de calcification mais aussi la perte d’élasticité des artères. On peut donc se demander si la tendance aux anévrysmes et aux lésions de l’endothélium ne serait pas liée entre autre à des carences en vitamine K.

Prévention coronarienne : Ainsi, le fait qu’il existe un lien entre carence en vitamine K et survenue de l’ostéoporose et d’athérosclérose devrait conduire, en théorie, à rechercher un problème coronarien et une déficience en vitamine K chez

les personnes dont l’ostéoporose est mal contrôlée par le seul apport de vitamine D.

Nous ne sommes qu’au début des découvertes de l’action de la vitamine K. Les années à venir nous réserveront bien des surprises, certainement comme ce fut le cas de la vitamine D.

Comment agit-elle ?

Divers auteurs se sont penchés sur le lien certaines protéines présentes dans l’os et dont l’activité et la synthèse sont liées à la vitamine K puis à la vitamine D. ainsi une de ces substances dite matricielle. Présente dans tout l’organisme elle favorise la régénération des tissus. Tout concours à penser qu’alors que la vitamine D agit comme un stéroïde hormonal  qui régule la croissance tissulaire, la K en favoriserait la réparation.

Ainsi dans l’os et le cartilage, cette protéine harmonise  l’ossification et la réparation du cartilage. Dans la paroi artérielle, elle empêche  les dépôts de calcium et prévient la rupture anévrysmale des artères. Récemment, une activité métabolique lui a été attribuée : elle régule les cellules du pancréas, la sécrétion d’insuline et aussi d’adiponectine par le tissu graisseux. Elle interviendrait donc indirectement sur la prise de poids et contre les excès de sucre . De là à montrer un jour que sans vitamine K on ne peut pas maigrir ! il n’y a qu’un pas !
Quand faut-il prendre de la vitamine K ?

Avant tout bien sur si l’alimentation n’y pourvoit pas. Le fait en particulier de ne pas absorber de légumes verts (surtout eux qui sont de couleur foncé) peut provoquer de graves carences.

Lors de la prise de certains médicaments comme Les antibiotiques ou les laxatifs,

parce qu’ils modifient la flore intestinale. Les anticonvulsivants, les barbituriques

ont aussi un effet négatif sur la vitamine K. La prise de corticoïdes nécessite également une supplémentation en vitamine D et K pour contrer leur effet délétère sur l’os. L’apport de vitamine K permettant de limiter les risques de fractures par déminéralisation chez les personnes sous corticothérapie. les aliments qui sont susceptibles de trop fluidifier le sang et donc de faire saigner comme : l’ail, les huiles marines devraient aussi être associés à la prise de vitamine K. c’est enfin aussi le cas de l’alcool car il perturbe l’absorption de la vitamine K.

Dans quels cas faut-il éviter la vitamine k ?

Un seul cas : Logiquement et c’est ce qui est demandé : lors des traitements anticoagulants par les antivitamines K.

Besoins en vitamine K

chez le nourrisson 2 µg par jour

chez l’enfant 40 µg par jour

chez l’adolescent 60 µg par jour

chez l’adulte 90 µg par jour

Signes de carence en k2

Ecchymoses, couperose.

saignement de nez.

règles trop abondantes.

risque accru de fractures.

ballonements, acidité digestive.

Quelques exemples de recherches récentes.
Prévention des maladies de la lymphe : En avril 2010, une étude a montré que la vitamine K est susceptible de réduire le risque de lymphome et de cancer du système lymphatique. L’étude portant sur l’alimentation de 603 patients ayant un lymphome comparée à 1 007 sujets sains a permis de constater une nette tendance à la réduction des lymphomes chez ceux qui ont une bonne consommation alimentaire de vitamine K. Le risque de développer un lymphome était réduit de près de 45 % chez les personnes consommant au minimum 108 microgrammes par

jour, par rapport aux personnes présentant une consommation inférieure à 39 microgrammes par jour.

Amélioration de la digestion par stimulation de l’alcalinité intestinale : La vitamine K augmente l’expression des gènes activateurs des enzymes intestinaux, les phosphatases alcalines de l’intestin dont le rôle était jusqu’ici très peu connu. Cet enzyme régule l’absorption intestinale des lipides, la sécrétion duodénale de bicarbonate. Ainsi la vitamine K contribue au maintien d’un pH intestinal alcalin correct ; évitant l’acidité de fermentation, elle aide à éliminer les toxines tout en limitant l’inflammation intestinale induite par celles-ci. C’est par ce biais que la vitamine K pourrait être bénéfique aux inflammations chroniques de l’intestin.

Quels aliments ou quel type de complément vitaminique peut-on conseiller ?

Pour la vitamine K1 : il faut manger régulièrement des légumes verts foncés brocoli, épinards, haricots verts, asperges et certaines algues vertes

Pour la vitamine K2 les produits de fermentation.

Comme complément alimentaire, on peut conseiller la prise de vitamine K1 issue de concentré de brocoli. Associé à la K2 sous forme de menaQ7, une vitamine issue d’un bacille de fermentation du soja.

Extraits du livre « Vitamines : vérités et mensonges »,

le nouveau livre du dr dupont.    .www.editionsclarafama.com